On a tous suivi la séance ou l’atelier d’initiation à l’IA. Ça n’a pas donné grand-chose, et on est retournés au travail. Pendant ce temps, ces affaires d’IA ont continué de changer, d’évoluer et de se répandre dans notre vie professionnelle. À un moment donné, vous vous dites peut-être : « Oui, j’ai suivi la formation sur l’IA, mais honnêtement, je ne fais encore qu’effleurer la surface, et l’IA n’est pas près de disparaître. Il faut vraiment que je commence à me servir de cette affaire-là. »

Au lieu de vous contenter de jouer avec l’IA, commencez à apprendre à votre IA à travailler ! Autrement dit, votre travail, c’est de faire monter votre IA en compétences.

Ça va soulever des craintes bien réelles, comme : « Je ne veux pas expliquer à l’IA comment faire mon travail, parce qu’après, je vais être remplacé. » Ou : « Je ne veux pas que l’IA fasse le travail que j’aime faire. » Ça se comprend, mais regardez de près le travail que vous aimez faire : il y a presque certainement des parties de ce travail que vous n’aimez pas vraiment faire. L’IA va faire certaines parties de votre travail à l’avenir, mais il va aussi y avoir beaucoup de nouvelles tâches qui vont remplir le temps que l’IA vous fera gagner.

Une fois qu’on a accepté tout ça, il faut se rendre à l’évidence : pour que l’IA soit utile, il faut investir de l’énergie mentale, et du temps, pour lui apprendre quels résultats elle est censée produire. Il faut aussi transférer dans le cerveau de notre IA toutes les connaissances de fond et tout le contenu sur lesquels notre propre cerveau s’appuie pour faire le travail qu’on lui confie maintenant.

Trois façons que j’ai trouvées pour « enseigner » à mon IA

(a) Je lui demande de faire quelque chose, comme produire un PowerPoint à partir d’un document Word, avec le même style qu’un PowerPoint précédent.

Certains se disent peut-être : « Ça me donne mal à la tête d’essayer d’expliquer au complet à une IA ce que je veux qu’elle fasse ; c’est plus simple de le faire moi-même. »

C’est vrai, mais quand vous faites le calcul, vous constatez habituellement que le temps investi pour apprendre à l’IA une tâche que vous faites encore à la main, même seulement trois ou quatre fois par année, est largement rentable.

Pour surmonter le « ça me donne mal à la tête d’expliquer tout ça à l’IA », j’ai développé une habileté : écrire des requêtes au fil de ma pensée. Je laisse tout sortir de ma tête, comme ça vient. Mes doigts sont comme des sténographes : ils transcrivent mon flot de pensées en texte, en temps réel. Ça donne à l’IA beaucoup d’information pour l’aider à faire ce dont j’ai besoin.

Ensuite, je passe soigneusement en revue ce qu’elle produit, et je signale et j’explique méticuleusement chaque erreur. C’est ça, le travail.

À force d’essais et d’erreurs, j’ai appris que l’IA apprend mieux quand je signale et que j’explique chaque erreur qu’elle fait, sans lui dire quoi faire pour la corriger. Lui donner la bonne réponse semble freiner son apprentissage, même si, parfois, je dois lui dire exactement quoi faire, sinon ça ne se fait tout simplement pas.

Par exemple, quand je développe mon pipeline d’IA qui génère des présentations PowerPoint, il vaut mieux dire « le paragraphe de la diapositive cinq de la présentation que tu as générée est trop proche de l’image, et à mes yeux, ça donne l’impression que tout est tassé sur la diapositive cinq », ce qui aide l’IA à apprendre, plutôt que de dire « éloigne le paragraphe de l’image sur la diapositive cinq », qui n’apprend pas grand-chose à l’IA.

(b) Je montre à mon IA un exemple de résultat parfait à partir d’un document de départ, et je lui demande d’apprendre de cet exemple (p. ex. une présentation PowerPoint que j’ai faite, et que je trouvais vraiment bonne, à partir d’un document Word qui décrivait une nouvelle initiative). Je demande à mon IA d’apprendre par l’exemple et de faire tout ce qu’il faut pour que, plus tard, quand on lui demandera une tâche semblable, elle applique ce qu’elle a appris de cet exemple.

(c) Quand je commence un nouveau projet, je passe beaucoup de temps, dès le départ, à transmettre à mon IA le plus de connaissances de fond et d’information nuancées possible. Plus mon IA en sait sur les connaissances tacites, les impressions, les plans et les idées que j’ai en tête, mieux elle peut m’aider dans mon travail. C’est la première étape, une étape essentielle, que je franchis avec mes clients dès notre première séance : je les aide à transmettre à leur IA toutes les connaissances tacites dont elle a besoin pour leur être utile.

À essayer

Pour commencer, connectez-vous à votre IA et écrivez quelque chose comme ceci (ou copiez-collez ce texte dans votre IA) :

J’ai lu un article dont l’auteur dit que si je te dis quand je pense que tu as fait quelque chose de travers, par exemple enlever une partie importante d’un document que je t’ai demandé de m’aider à réviser, et que je prends le temps de bien t’expliquer pourquoi je pense que c’est une erreur, tu vas apprendre. Il dit aussi que si je continue d’investir du temps à te signaler tes erreurs, tu vas en faire de moins en moins et devenir de plus en plus utile pour moi. Est-ce que c’est vrai ? Est-ce qu’il y a quelque chose que je devrais faire, ou des paramètres à régler, pour que tu puisses te bâtir une base de connaissances avec ce que je t’apprends ? Peux-tu vérifier si tu es bien configurée pour te bâtir une mémoire de tout ce que je t’apprends ? Je ne veux vraiment pas perdre mon temps à te montrer des choses pour que tu les oublies ensuite !

Donnez un élan à votre usage de l’IA avec le coaching en IA, un à un.

Bonne chance dans votre parcours avec l’IA.
Phil.